À la recherche du manuscrit perdu de Victor Hugo.

Malheur ! Victor Hugo, le célèbre écrivain, a perdu son manuscrit de voyage. Il visitait notre région en compagnie de Juliette Drouet, entre Fontainebleau et Étampes. Dedans, se trouvent toutes ses impressions et observations sur son voyage dont il a l’intention d’en faire un guide.

Nous l’avons interrogé pour savoir où il l’aurait perdu. Nous avons retracé son itinéraire mais rien ! Peut-être avons-nous raté un indice qui pourrait nous dire où il se trouve ? C’est pourquoi nous faisons appel à vous aujourd’hui. Sans doute votre flair et vos méthodes nous aideront à le retrouver.

Pour vous aider à retracer son parcours et trouver des indices, voici la déposition faite par Victor Hugo :

“L’amour me fait oublier la notion du temps ! J’ai la tête dans les nuages quand je suis avec ma bien-aimée ! Lorsque je profite d’un temps libre, je prends des notes pour les remémorer plus tard. Notre séjour dans votre contrée a commencé par une halte dans cette ville qui, aux confins de la Beauce et du Gâtinais, nous a montré de belles choses. Croyez-le ! Deux châteaux, une presse typographique et des orchidées à foison. Une merveille que les plus grands écrivains se doivent de visiter.

Puis, avec notre attelage, nous avons galopé vers le sud, longeant cette rivière qui donne son nom au département voisin. Et ces villages ! Autant de pépites qui prennent le nom de cette rivière en retour.

Là où la rivière gagne son nom, à l’embranchement de deux autres rivières… D’ailleurs l’une d’elle porte un nom rigolo, je faisais remarquer à Juliette, ceci : « Qui de cette rivière ou de la poule est arrivée en premier ? » Ainsi nous nous esclaffèrent des heures durant ! Veuillez m’excuser pour cette digression, je disais donc qu’à cet embranchement, nous sommes sortis des sentiers battus pour de nouveau partir vers le sud. Heureusement n’était pas un tiroir, car, en remontant le val, nous avons découvert la plus belle des constructions fortifiées qu’il m’ait été donné à voir ! Une bâtisse que ni le vent, ni la pluie, ni les anglais (même s’ils ont bataillé 100 ans !) n’ont réussi à faire tomber. Nous avons de nouveau fait une halte dans ce qui est, sans nul doute, l’un des plus beaux villages de France.

En fin de journée, nous nous sommes remis sur la voie normale pour atteindre la ville principale où nous avons logé pour la nuit, là ou un pape fit de même auparavant. De la chambre, nous avons pu continuer à admirer la flèche de cette église qui, même s’il elle n’est pas verte, se voit à 10 lieues à la ronde.

Le lendemain, nous avons repris la route. D’abord en train, puis en calèche. Au débarcadère, nous avons pu admirer d’anciens modèles de locomotives, d’objets dédiés au monde ferroviaire, etc… À l’arrivée du decauville, nous avons été surpris par les panaches de fumée. Nous en avons profité pour prendre nos aises dans le wagon-salon. Nous avons fait un court mais mémorable trajet, la machine avait bel appétit ! Au terminus, nous avons basculé puis pris la calèche pour cheminer à travers la plaine.

Nous avons repris la route vers le nord-ouest. Nous pensions traverser la plaine, qui offre peu aux regards curieux, jusqu’à Étampes. Mais nous avons été agréablement surpris, à mi-chemin, par une vallée peu encaissée qui nous a offert un dernier aperçu de la diversité des paysages du Pithiverais.

J’ai voulu en profiter pour compiler mes impressions dans mon carnet, c’est à ce moment que je me suis aperçu de mon infortune. Ai-je ouvert au moins une fois mon carnet durant ce séjour ? où ai-je pu bien le laisser ?

D’après vous, où a-t’il commencé son périple ? (pour continuer à jouer, suivez les instructions du texte et cliquez sur les vignettes qui vous semblent les bonnes. Si vous trouvez où se trouve le manuscrit, vous serez redirigé vers un formulaire de participation pour tenter de gagner un exemplaire du Guide du Routard. Règlement ici)