Boiscommun, une histoire royale hors du commun…

Des origines floues à la reconnaissance royale

Les documents écrits sur son origine font défauts. Alors, il est admis que le nom latin était “Boscus Communi” et en vieux français “Boiscomin“. Ils indiqueraient l’appartenance à un ancien propriétaire comme de nombreux noms de lieux tels que Champ Beaudoin, Montliard, Mont Berneaume, Bréfontaine, etc.

Le nom de Cominus ou Cuminus, Cuminum ou Cominum, était très répandu dans la Gaule romaine. Sans doute, au Moyen-Âge, existait une vieille famille de bourgeois du nom de “Comin”, dont les membres durant plusieurs générations, ont richement doté l’Hôtel-Dieu de la capitale.

Sous Philippe 1er (XIIème siècle), la cité devient châtellenie et fait partie de la Couronne de France. Mais c’est avec Louis VI le Gros (1108-1137) que Boiscommun est rattaché au domaine royale. Par la suite, de nombreux rois séjournèrent régulièrement au château de Boiscommun, devenu royal durant le règne de Philippe-Auguste (1180-1223). 

L’essor de la ville à la Renaissance

Sous François 1er (1515-1547) les remparts autour de la ville furent reconstruits. L’enceinte originale comprenait, alors, quatorze tourelles et trois portes avec pont-levis : la porte d’Orléans, la porte Bossin et la porte du Cimetière ; une quatrième, la porte du Gué, servait de passage pour les piétons. C’est au cours du XIXème siècle que l’enceinte fut démolie et les fossés comblés.

Il faut noter qu’à cette époque fut construite l’église Notre-Dame (classée Monument Historique) et sa tribune d’orgues. Vous y trouverez des peintures Renaissance uniques représentant des personnages bibliques ainsi que le plus ancien vitrail du Loiret (classé Monument Historique) qui représente la Vierge debout, tenant l’Enfant. Au cour du XIIIème siècle les travées du chœur et le chevet furent ajoutés.

Après l’institution au XIVème siècle du monopole d’état sur la vente du sel et de la gabelle, lourd impôt sur les précieux cristaux, Boiscommun devient “Grenier à Sel”. La ville s’équipa alors, entre autres, d’un auditoire, d’un jeu de Paume et d’un four banal. 

Les conséquences de la période révolutionnaire

À la fin de 1789, Boiscommun perdit tous ses droits féodaux, tout en restant attaché au diocèse de Sens. Ses droits, tel que la justice royale, le bailliage, la châtellenie, le grenier à sel et la gendarmerie furent ôtés ; La ville perdit ses privilèges et l’église fut dévastée. Après 1793  Boiscommun devient chef-lieu de district comprenant les cantons de Boiscommun, de Batilly, de Beaune-la-Rolande, de Bellegarde et Vitry-aux-Loges. C’est ainsi que la justice, la gendarmerie et de nouvelles administrations (postes et enregistrement) furent rétablis. Cependant, avec le découpage des départements en arrondissements opéré sous Napoléon Bonaparte, la ville perdit ce statut.

Du XIXème siècle à nos jours

Au XIXème siècle, Boiscommun ne garda que son petit commerce intérieur et ses foires, dont celle aux oies qui était très renommée. Puis, en 1830, le conseil municipal fit réduire de trois pieds de hauteur les murs de la ville en mauvais état. On commença à combler les fossés pour pouvoir y implanter une promenade ombragée.

Enfin, en 1974, la commune de Chemault (avec son château et son église Saint-Aignan) s’associe à celle de Boiscommun.

À voir :

  • Portail du cimetière
  • chapelle Saint-Lazare
  • Eglise Notre-Dame
  • Anciennes Fortifications

Producteurs locaux :

Rucher de la Prairie Gâtinaise

 

Visite guidée de Boiscommun