Chilleurs-aux-Bois, entre plaine et forêt.

Des fondations anciennes.

L’origine du nom de Chilleurs-aux-Bois, plus particulièrement « Chilleurs », signifierait « la porte de la demeure de Calius » (de Calodorus-Caliodurum).

A l’époque des Gallo-romains, le nom du village était CALODURUM pouvant être interprété de deux manières :

  • Village fortifié : CAL (abri de pierre) DURUM (fortifié ou domaine) ou,
  • Domaine d’un gallo-romain nommé CALIO. CALIO est dérivé de CALIUS qui vient du mot grec KALOS qui veut dire BEAU.

À cette époque, Chilleurs-aux-Bois est un vicus (nom latin donné à une petite agglomération) frontalier de la tribu des Carnutes. Situé sur la voie d’Orléans/Cenabum à Reims/Durocortorum, via Pithiviers, l’agglomération est probablement constituée autour d’un sanctuaire fondé à la période gauloise.

Puis, au moyen-Age, différents noms sont apparus pour former le nom actuel : CHILLEURIIS – CHILLEURIS – CHILLEURA – et à partir du XIIème siècle : CHILLEURE.

Le déterminatif « aux bois » ajouté à son nom nous rappelle que CHILLEURS a été un village forestier et bénéficiait à ce titre de droits d’usage importants en forêt :

  • Droit de ramasser du bois de chauffage,
  • Droit de pâturage pour les bovins et les chevaux.

Etape entre Orléans et Pithiviers, Chilleurs-aux-Bois, par conséquence, ne cesse de se développer. Dans le bourg, le temps d’une halte, admirez l’Eglise Saint-Pierre, ses portails du XIIIème restaurés en 1992, son clocher à modillons, son orgue totalement reconstruit en 1996 et ses vitraux récents.

Proximité avec la nature.

Le village est entouré de nombreux hameaux comme Gallerand, Ronville ou Marcilly, de fermes isolées et de nombreux lieux-dits. Deux cours d’eau y prennent leur source. Ainsi, au Sud-Est, en forêt d’Orléans, près du « Col de l’Esse », l’Œuf démarre un parcours qui lui fait ceinturer le Château de Chamerolles, et qui, après sa confluence avec la Rimarde, se prolonge sous le nom de l’Essonne avant de rejoindre la Seine. À l’Ouest, deux ruisseaux, la Laye du Sud et la Laye du Nord s’écoulent en direction Nord-Est et rejoignent l’Œuf en aval de Mareau-aux-Bois. Enfin, le ruisseau des Esses qui prend sa source à proximité de celle de l’Œuf traverse Loury au Sud et s’écoule vers la Loire.

En partie Nord de la Commune, se distinguent encore quelques exploitations apparentées aux fermes beauceronnes. En s’approchant de la forêt vers le Sud de la commune, les prairies s’y multiplient sur des terres plus humides et moins fertiles.

De plus, la forêt d’Orléans proche offre aux randonneurs de nombreuses possibilités de promenades, de grands espaces de liberté et de découverte. Elle est parcourue par de nombreux chemins et sentiers, notamment les GR3 et 32, routes forestières, allées praticables à pied, à vélo, mais aussi à cheval.

Par ailleurs, en saison, toute une variété de champignons pousse dans les sous-bois : lépiotes, coulemelles, girolles, chanterelles, cèpes, trompettes de la mort, amanites rougissantes… Des chevreuils, des cerfs, des biches et des sangliers, cohabitent dans ce cadre de verdure. Depuis 1984, le rare balbuzard pêcheur y revient pour nidifier…

Des promenades dédiées à la rose.

De plus, cette petite commune d’environ deux mille habitants, située entre Beauce et forêt d’Orléans, s’est prise de passion pour les roses.

Depuis plusieurs années, quelques centaines de rosiers ont été plantés sur l’espace public, que ce soit dans les massifs ou bien devant les habitations grâce a une convention de plantation passée entre la Commune et les habitants qui le souhaitent. Le projet s’articule autour de trois préoccupations :

  1. La conservation du patrimoine vivant en plantant des rosiers créés dans le Loiret car le département est depuis le XIXème siècle un centre important d’hybridation de rosiers, activité qui perdure de nos jours.
  2. Une démarche locale en établissant des partenariats avec des pépinières du Loiret.
  3. Une démarche écologique en favorisant la diversité des plantations : rosiers botaniques, anciens et modernes. Mais aussi bulbes, vivaces, annuelles, arbres et arbustes.

La commune est engagée dans la démarche zéro pesticide depuis plus d’une dizaine d’années.

Chamerolles, le plus septentrional des châteaux de la Loire.

En outre, l’amateur de château et d’histoire sera conquis par le Château de Chamerolles, propriété du Conseil Général depuis 1987. Conservant les éléments classiques d’une forteresse médiévale, Chamerolles est entouré de douves alimentées par les eaux de l’Œuf. Il accueille les visiteurs au gré de la Promenade des Parfums. Flânez ensuite dans les jardins Renaissance composés de six parterres, à la fois jardin d’utilité, d’agrément et d’apparat.

 Personnalité liée à la commune : Madeleine VIONNET.

Marie-Madeleine Valentine Vionnet (22 juin 1876 – 2 mars 1975) née à Chilleurs-aux-Bois et décédée à Paris fut une grande couturière française qui eut une influence majeure sur la mode du XXème siècle. Elle est l’inventrice de la coupe en biais et du drapé et créa des robes du soir qui moulent le corps et mettent en valeur les formes.

La maison de couture Vionnet est fondée à Paris en 1912, puis ouvre une succursale à New York en 1924. La marque a été reprise par les deux créateurs Matteo Marzoto et Gianni Castiglioni.

Enfin, soucieuse du bien-être de ses employées, Madeleine Vionnet organisa ses ateliers de couture en mettant des chaises pour les ouvrières à la place des tabourets, créa un réfectoire, une crèche et employa un médecin et un dentiste à demeure. Elle leur offrit même des vacances, bien avant la loi sur les congés payés.

Autour de Chilleurs-aux-Bois

Que voir ? Que faire ?

Où dormir ?

Où manger ?

Producteurs locaux

Situation géographique

Montigny Santeau Mareau-aux-Bois
 

Neuville-aux-Bois

 

Courcy-aux-Loges

Bougy-lez-Neuville Loury Ingrannes