Henri-Louis Duhamel du Monceau

Connaissez-vous Henri Louis Duhamel du Monceau ? Célèbre scientifique, né à Pithiviers en 1700 et habitant au château de Denainvilliers, il fut 3 fois président de l’académie royale des sciences. Homme de nombreuses sciences c’est lui qui a sauvé le safran dans le gâtinais en 1728.

Un génie des sciences

Physicien, agronome, chimiste, botaniste, architecte naval… La liste de ses occupations est longue. Ce n’est évidemment pas une surprise de le voir intégrer l’académie royale des sciences à 38 ans avant d’en devenir 3 fois le président. Dans tous ces domaines son travail est considéré dans le monde du XVIIIème siècle comme majeur. Parmi ses œuvres les plus notables on retrouve le “traité de l’agriculture” qui est l’un des premiers grands ouvrages français sur l’agriculture et en particulier la culture du blé. Il découvre également deux méthodes d’extraction du carbonate de sodium (sel marin) en usage durant de longues années.

Son château à Denainvilliers

Un château de style Louis XIII qui a été édifié en 1620 et 1638 par Claude Duhamel sur le site d’un ancien château fort. C’est ici qu’est né Henri-Louis Duhamel en 1700. Un château composé d’une cour d’honneur, d’un corps central de deux pavillons latéraux et d’un parc. Le parc est évidemment extraordinaire. Les arbres furent alors plantés par Henri-Louis lui même. Un château et un parc que l’on peut visiter tous les jours du mois d’août et les weekends de septembre. Une visite possible entre 14h30 et 20h00 qui retrace l’histoire du château de de l’homme.

Château Denainvilliers

Comment Duhamel du Monceau a sauvé le safran du Gâtinais

Alors jeune naturaliste, il est déjà remarqué pour ses facultés d’observation et de réflexion. L’’académie royale des Sciences le charge ainsi, en 1727, d’étudier la maladie qui ravage les oignons de safran. Le safran est alors à son apogée dans le Grand Pithiverais. Sa culture constituait à l’époque une des richesses du territoire. Il y avait d’ailleurs des attaches familiales. Il découvre donc l’origine cryptogamique de la maladie. Son remède ?  Isoler par des tranchées les oignons sains des bulbes parasités. Et si cela paraît simple aujourd’hui c’était tout à fait remarquable à l’époque.